Plus de 600 000 passagers cette année à Ajaccio Les croisières s’amusent et se jouent de la crise !

Bon vent à la croisière en Méditerranée. Elle s’amuse de plus en plus et semble préférer les grandes villes qui offrent plus de loisirs, plus de moyens d’évasion. La tendance est d’ailleurs au raccourcissement des itinéraires (7 jours environ) qui permet aux compagnies de réaliser des produits d’appel à bas prix. En clair, moins on investi dans le voyage, plus on profite du séjour et plus on augmente la dépense journalière à travers les excursions. L’organisateur mise beaucoup sur cela. Dès lors, la croisière devient compétitive et abordable. 2010 sera donc une année historique pour la croisière dans la mesure où une bonne quinzaine de nouvelles unités entreront en service et devraient apporter un plus aux perspectives du marché en plein développement dans la zone Méditerranée : « La capacité moyenne d’un bateau de croisière était de 1122 passagers l’an dernier. Cette année, elle passera à plus de 1400. Le nombre a fortement progressé en trois années. Ajaccio aura même le privilège de devenir « tête de ligne » en septembre prochain (le 18) avec la venue (départ de la croisière d’Ajaccio) du Kristina Catarina, dont les 700 croisiéristes dîneront et coucheront à Ajaccio. Voilà qui devrait satisfaire nos ressortissants » précise le vice-président de la CCIAS Marcel Leandri.

Le « Magic » et ses 5000 passagers !
Ajaccio va grimper au top dix de la destination mais d’autres ports de Corse du Sud seront également touchés par la hausse, à l’image de Propriano, qui va passer de 9000 à 40 000 passagers cette année ajoute Marie-Louise Giudicelli, directrice des ports de Corse-du-Sud, qui rappelle en outre l’arrivée massive de grosses unités dans nos ports comme par exemple le fameux « Magic » de la compagnie américaine « Carnival Cruise Lines » avec ses 306 mètres et plus de 4600 passagers ou encore le Norwegian Epic, prévu pour 2011 (326 mètres et 2109 cabines et suites).
Ajaccio est devenue une étape incontournable en Méditerranée a expliqué Jacques Nacer et d’ajouter : « notre volonté est de voir se développer la croisière sur l’ensemble de notre territoire. La venue en septembre prochain du Disney Magic, qui fera escale à sept reprises, est une très bonne chose pour nos ressortissants. Ce secteur mérite qu’on s’y arrête et doit être fortement développé ».
Les collaborateurs et agents de la CCIAS ne chôment pas. Bien au contraire puisqu’on les croise dans la quasi totalité des salons internationaux. Ils étaient récemment à Miami avec leur panoplie d’arguments sur la Corse et Ajaccio, cité Impériale : « Avec les investissements qui ont été faits sur nos structures, le môle croisières (20 millions d’euros) et le Duc d’Albe de Propriano (2,7 millions d’euros) la fréquentation a été multipliée et les chiffres sont là pour le prouver. Il nous faut continuer dans cette voie, ne pas s’endormir mais bien au contraire poursuivre nos efforts » a conclu le président de la CCIAS.
Il faut savoir également que la bataille des croisières se déroule également en dehors des ports, d’autant que les armateurs sont de plus en plus nombreux à vouloir développer ce genre d’excursions. Il y a la crise certes, mais les armateurs s’accrochent et tablent sur certaines catégories de croisiéristes attirés vers la Méditerranée. Raison de plus de ne pas s’endormir sur des lauriers encore frais, mais bien au contraire travailler et faire face à une concurrence redoutable sur tous les marchés.
Le développement du marché des croisières est lié à la capacité des ports à investir. Ajaccio, avec son môle spécialement édifié pour l’activité des croisières à des navires de plus en plus imposants, offre confort et sécurité.
J.dT.M.

 

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