
Il apparaît évident de dire que le panier de basket est percé ! ce qu’il est moins, c’est que celui du basket ajaccien ai pu se vider au point de ne plus contenir que l’ASPTT et son meneur de jeu à l’ancienne Gérard Ciardello, 47 ans, toujours 1m70 auteur de 25 points lors d’un match décisif pour le titre régional, lien légitime (ancien joueur de l’OA, GFCOA, ACSBB , arbitre National) avec cette époque ou par le nombre de ces clubs donc de ces pratiquants, le basket participait activement à la vie sociale Ajaccienne.
Les matchs des clubs leaders occupaient les dimanches après midi: le PACA emmené par Jean Pierre Sollacaro, Tony Secondi ou Gilles Ragache, l’USHA de Philippe Ciccada et Jeannot Parenti avec leur attraction : leur irrésistible Ricain Chris Fagan qui gagnait les matchs à lui tout seul.
Le GFCA pilier de régional avec son guide éternel Daniel Cuicci doublé des Mimi Vitali, Tintin Martinetti ou Marc Spinosi, plus impliqué dans la formation comptait parmi les 15 clubs les plus importants en terme de licenciés de Françe.
Ses adversaires ont pour noms ABC des Pierre Ramacciotti, Francis Grimaldi ou François Bonifaci, l’OA de Jacques Maestrati, l’ACA et ses vétérans A. Spinosi, Luccioni ou Gérard Ragache, l’ASPTT des Degliesposti Curcio, Luccioni ou frères Guerrini et même quelques éphémères ACBBA, ASA, ASMA ou ASCAM. Toutes ces équipes ayant leurs réserves, leurs jeunes, qui faisaient le championnat départementale, véritable championnat d’Ajaccio qui voyait naître des équipes nouvelles telles que le BCA en 1981 ou le JB en 1982, toutes deux soudées autour de «bande de copains».
La «Bande de la Fringale» allait persuader le patron de cet établissement, riverain au Lycée Laetitia, ou les cahiers d’absences remplissaient le congélateur, Lucien Padovani, de prendre la présidence du BCA, eux tous basketteurs ou sportifs feraient
le reste !!!
Jacques Nacer allait entraîner ses ex coéquipiers du GFCA, Philippe Villanova, Félix Antonietti, Antoine Parenti, Marc Zavani, Pasqualini du PACA, les handballeurs Jean Louis Mallara, Daniel Filmont, Philippe Vergnes et Dumè Catalini, les footballeurs espoirs du GFCA, Michel Fontana et Pierre Battistini, et quelques symphatisants, Jean Michel Barbier, Jean-Luc Torre, Jean-Paul Benedetti, Marcel Montiel, Toussaint Poggionovo, Jean-Paul Stefani et même Toussaint Olivieri dit “Le Diable” qui ne sortait de ses “Boîtes” que pour bondir au panier, l’ensemble coaché par Félix Bonardi et Gérard Giraud.
La JB «Jeunesse Basket» équipe à connotation alcoolisée, était-ce seulement un hasard ?, siégeait au Freedom avenue Pascal Paoli, et était «drivé» par les anciens hospitalier comme Marcel Porcu, Dumè Salini, Ted Mortreuil et Jean Giraud auxquels s’ajoutaient les amis basketteurs Dumè Gucelli, Antoine Pietri, Yves Piroli, Poggionovo, Lemaitre, Christian «Chuck», Marcucci et même Marc Antonetti.
On le voit le basket comme le hand (10 clubs au régional dont 5 à Ajaccio) n’était pas seulement une compétition, des efforts physiques, mais le socle d’une vie sociale.
Aujourd’hui la pauvreté du nombre des pratiquants de ces sports est sûrement le signe d’une époque plus individualiste aux plaisirs plus solitaires.
ODCO