Discotheque U SERENU des annees magiques

Discotheque U SERENU des années magiques

Est-ce ce lieu qui a quelque chose de magique, qui inspire les nuits les plus folles, ce bal d’Halloween du 31 octobre a venir, ne pouvait éveiller en moi quelques fantômes du passé. Décembre 1982, Martin Bonardi et Ange Luciani décidaient de créer un bar au rond-point d’Afa, jusque là rien de bien nouveau, oui, mais un bar doublé d’une discothèque là était le challenge !. Alors que le golfe d’Ajaccio rivalisait d’établissements de nuits, Blue Moon Rive-Sud, le Week-End, le Palm Beach et le Sun Club Rive Ouest, seul un lieu à forte identité, pas comme les autres, pouvait prendre sa place «in paese». Félix Bonardi au comptoir, son frère Paul à l’accueil, des DJ sur mesure (Cloclo à fond alors qu’il n’était pas programmé ailleurs, musiques latines, disco et même Fanfan la fanfare de Carlos) des soirées à thèmes : Carnaval, Western, Sport, Travestie, Pyjamas, de l’alcool bien distribué,

une équipe de jeunes filles en avance sur leur tepms, plus prompts à s’abreuver de Gin Gordon et se déchaîner sur la piste qu’à attendre leurs fiancés aux box, une alchimie qui créa une ambiance festive qui fit fusionner une clientèle ou plutôt des hôtes hétéroclites, Afaghjincu, jeunes des quartiers, et Ajacciens mondains, tous unis dans la folie. Le paroxysme fut atteint pour le réveillon 1984 qui reste inoubliable pour les nombreux convives de cette nuit là qui résonne encore de cet hymne «Césame, Césame ouvre toi, je suis le meilleur ami d’Alibaba». S’il est des images à retenir en plus de Félix trônant derrière son comptoir distribuant “Flachine à la vollée”, montant la Segua à l’auditoire, les pas de danse du «jeune Cazaroli», les premières bringues de Jean-Do Miniconi, Chuck Marcucci triomphant, Bati Muroni l’espiègle, François Paoli encore infirmier militaire qui traîne à l’affût de quelques idées novatrices (Studio 20) et de quelques parfums de femmes… Pierre Battestini au début de son parcours de Night Clubbers Ajaccien, Gérard Giraud veillant au comptoir, Marcel Montiel et les jeunes étudiants Aixois délaissant les boites provençales pour s’encannailler ici, les débuts du «petit Paul Corticchiato» aujourd’hui night director mondialement reconnu, c’est en ces lieux qu’il connu sa moitié, Caro alors adolescente, et bien sur comment m’oublierais-je : votre serviteur, aux excentricités et autres contorsions inégalées.
Les nuis ne suffisant plus, il fallut le dimanche pour les terminer, les délires allèrent jusqu’à tourner un film «Rat Face», une anthologie – par Marc Antonetti – …mais c’est une autre histoire…
La discothèque U SERENU ne vécut que trois ans, mais quelles années !!!
Au moment ou ce lieu redevient un lieu de fête avec ce bal d’halloween, un clin d’œil à tous ces PolterGuest di a Discoteca U SERENU, Martin, Ange, Félix, Paul, Marylin, Sylvie, Carina, Angèle, Chantal, Babette, Marylène, Cathy, Irène, Marie-Hélène, Pierre, François, Gérard, Jérome, Bati, Christian, Marc, Raymond, Yves Ted, Jean-Do, ….Charles…..
Et j’en oublie…

DUME CATALINI

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