RING AJACCIEN : au nom de tous les miens

RING AJACCIEN : au nom de tous les miens

En évoquant le ring Ajaccien, on ne peut s’empêcher d’y associer certains grands noms qui marquèrent la vie du noble art durant plus d’un demi-siècle, dont Jo Tarasenko et Roland Battistini en sont aujourd’hui les témoins vivants.
Du Café Napoléon au Finosello…
Pour ces deux nostalgiques du temps passé, le premier nom qui fuse est celui d’Antoine Filippi, figure emblématique de la discipline qui créa en 1946 avec son ami François Merli, le fameux Ring Ajaccien.
Dans les caves du grand Café Napoléon, ils dirigèrent leurs premiers entrainements.
Jo Tarassenko y était et se souvient. “Les rats nous chatouillaient les chevilles”, puis ce fut le départ pour la montée St Jean, dans une baraque de chantier prêtée par Antoine Séraphini jurqu’en 1958 avant de prendre possession d’un local, rue des trois marie. En 1974, ce fut le grand déménagement dans une salle du gymnase Pascal Rossini, mais depuis les travaux de rénovation, la joyeuse troupe a élu domicile au sous-sol du complexe Michel Bozzi.
Les héritiers d’Antoine Filippi
Durant toutes ces années, des boxeurs allaient parvenir à s’imposer au plus haut niveau. Ce furent d’abord les frères Sauveur et Félix Chiocca, champions de France puis l’incontournable Armand Vanucci, sans oublier Lucien Tolla et Jean-Jean Véro, lesquels “hantent” toujours les galas de boxe, prêts à donner le petit conseil qui fera la différence;
Roland Battistini, au même titre que son compère est intimement lié à la vie du “Ring”; “Ils ont tous été formés chez nous” n’hésite pas à affirmer le braver Roland.
Plus récemmentk, il y eut Antoine Biggi, champion de France Juniors en 1988 sous la férule du Tandem infernal, François Fico, Eric Nieddu, devancés par les Barontini, Alasta, Buresi, Martinetti, Maroselli, Cappaï et autres Graziani dans les années 80.
Un rôle social
Actuellement, l’axe prioritaire qu’entend privilégier le club est la formation des jeunes. Avec une quarantaine de licenciés, il s’efforce d’ajouter un rôle social à l’aspect purement sportif de la formation. Les jeunes issus le plus souvent de couches sociales défavorisées, y sont reconnaissants.
Ils apprennent ainsi la maîtrise de soi, le respect d’autrui dans la tradition pugilistique.
Ce n’est donc pas seulement une politique délibérée, mais surtout une nécessité, un état d’esprit respectueux des “valeurs” que véhiculent tous les soirs Jo et Roland auprès de leur jeune public.
M.D

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